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L'intelligence artificielle en manque de talents

IBM Watson
Quand un analyste financier – James Kisner (Jefferies) – se penche [PDF] sur les perspectives d'avenir d'IBM et de sa technologie d'informatique cognitive Watson, ses conclusions sont pour le moins pessimistes. Plus largement, ses observations peuvent aussi résonner dans les grands groupes qui s'intéressent à l'intelligence artificielle.

Depuis la victoire de son super-ordinateur au jeu télévisé Jeopardy en 2011, IBM a misé toute sa fortune future sur l'intelligence artificielle en général et sur Watson en particulier. Les annonces se multiplient à un rythme effréné, quitte à, parfois, rhabiller d'anciennes solutions sous de nouvelles couleurs, et chaque client supplémentaire conquis fait la une de la presse (pour ne citer que deux exemples dans le secteur financier français : Crédit Mutuel [PDF] et Orange Bank). Mais quelle est la réalité derrière le marketing ?

Les retours d'expérience commencent à s'accumuler et pointent vers une faiblesse manifeste (et pressentie depuis longtemps) de l'approche d'IBM : ses outils ont beau être les plus complets et les plus riches de l'univers de l'informatique cognitive – ce que reconnaît le rapport de James Kisner –, plus encore que les plates-formes concurrentes, ils ne produisent de résultats et ne délivrent de valeur que s'ils sont mis en œuvre par des experts, capables de capturer et préparer les données qui les alimentent.

Or Big Blue semble connaître des difficultés avec cette exigence d'accompagnement des clients dans le déploiement de Watson. Et, dans un contexte de concurrence exacerbée, à la fois avec les autres géants technologiques et avec une multitude de startups spécialisées (qui attirent des investissements importants), la conjoncture ne lui est pas favorable. Un cas représentatif cité dans le dossier est celui d'un groupe de santé, MD Anderson, dont le projet a été stoppé après plus de 60 millions de dollars dépensés.

Pour les entreprises qui ne jurent que par les technologies d'IBM, l'alerte doit être prise au sérieux. Il serait temps d'introduire un peu de sens critique face à ses promesses mirobolantes à propos de Watson et de l'intelligence artificielle. En pratique, au-delà d'une multitude d'expérimentations plus ou moins avancées, ses rares applications opérationnelles restent peu ambitieuses, malgré des coûts souvent prohibitifs, tandis que des solutions alternatives convaincantes se développent rapidement.

Mais la leçon ne s'arrête pas là. En effet, les insuffisances identifiées soulignent également un problème majeur, qui frappe toutes les organisations désireuses d'explorer les opportunités de l'intelligence artificielle : la pénurie de talents. Quand James Kisner estime, à travers une analyse des offres d'emploi, qu'un acteur tel qu'Amazon cherche à recruter dix fois plus de spécialistes qu'IBM, il met en évidence l'extraordinaire déséquilibre du marché, entre l'offre et la demande, et entre employeurs.

Le choc est rude pour les velléités de domination de Watson, il le sera encore plus pour les institutions financières qui commencent à percevoir l'inévitable direction que prennent leurs métiers. Elles découvriront bientôt que les experts dont elles ont besoin pour accroître leur productivité et mieux satisfaire leurs clients grâce aux technologies d'analyse et de traitement de l'information sont non seulement très prisés sur le marché mais que, de plus, ils sont plus attirés par les géants du web ou les startups

IBM Watson


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